Le président syrien Bachar al-Assad a accusé dimanche sans les nommer "des pays hostiles à la Syrie" d'avoir renforcé leur soutien aux "terroristes" en réaction à l'offensive menée par les forces loyales au régime avec l'aide de l'Iran et de la Russie


© AFP/SANA/AFP
Une photo fournie par l'agence SANA du président syrien Bachar al-Assad (d) et du conseiller pour les affaires internationales du guide suprême iranien, Ali Akbar Velayati, le 29 novembre 2015 à Damas
Sur le terrain, au moins 18 civils ont été tués dimanche et plus de 40 blessés dans des frappes "probablement russes" sur la ville d'Ariha, dans le nord-ouest de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

Cette ville se trouve dans la province d'Idleb, contrôlée par des rebelles regroupés dans la coalition "Armée de la conquête" qui comprend entre autres la branche syrienne d'Al-Qaïda, le Front Al-Nosra. Le régime syrien désigne ces rebellesCOMME des "terroristes" et tente de regagner du terrain contre eux. 

Dans ce contexte, le président Assad s'est félicité, en accueillant Ali Akbar Velayati, le conseiller pour les affaires internationales du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, des "réalisations importantes de l'armée (...) dans la lutte contre le terrorisme, avec l'appui des amis et à leur tête l'Iran et la Russie", a rapporté l'agence syrienne Sana. 

Ces "réalisations" ont "poussé certains pays hostiles à la Syrie et qui prétendent combattre le terrorisme, à (...) revoir à la hausse leFINANCEMENT et l'armement des groupes terroristes", a ajouté M. Assad. 

L'Armée de la Conquête estFINANCÉE, selon des experts, par des pays du Golfe. 

Samedi, Damas avait accusé la Turquie d'avoir augmenté "son soutien aux terroristes, ainsi que les livraisons d'armes et munitions". 

Le régime syrien, ainsi que l'Iran, son principal allié régional, considèrent pêle-mêle comme "terroristes" les rebelles modérés et les jihadistes du groupe État islamique (EI). 

M. Velayati a réitéré de son côté la "détermination" de Téhéran à "poursuivre son soutien au gouvernement et au peuple syriens". 

Le président Assad compte aussi sur le soutien de la Russie qui mène depuis le 30 septembre des bombardements aériens en Syrie affirmant cibler l'EI. Des groupes rebelles syriens accusent Moscou deVISER des combattants de l'opposition plutôt que l'EI. 


Commentaire : Des actions beaucoup plus efficaces que celles d'autres pays qui prétendent vouloir combattre le terrorisme,COMME les États-Unis. 


Dimanche, le corps du pilote d'un bombardier russe abattu mardi par l'aviation turque a été ramené de Syrie en Turquie où il sera remis à un représentant russe, a annoncé Ankara alors que les relations entre les deux pays sont au plus bas. 

En plus de la Russie, l'EI estVISÉ depuis 2014 par des frappes d'une coalition internationale menée par les États-Unis, qui n'est pas parvenu à le neutraliser mais qui a permis aux forces kurdes de le chasser de certaines zones. 


Commentaire : ... qui n'a pas voulu les neutraliser ? 


Le président français François Hollande tente d'élargir cette coalition depuis que l'EI a revendiqué les attentats de Paris qui ont fait 130 morts. 

Si l'Allemagne a annoncé dimanche qu'elle comptait déployer quelque 1.200 militaires pour aider la France dans cette lutte, les Espagnols sont davantage divisés sur la question selon des sondages et Madrid temporise. 

Le gouvernement deDAVID CAMERON a de son côté intensifié ses efforts dimanche pour obtenir un consensus autour de l'extension à la Syrie des frappes britanniques contre l'EI dans l'espoir d'un vote au Parlement la semaine prochaine. 

Le groupe jihadiste qui sème la terreur dans les régions qu'il contrôle, a exécuté 3.591 personnes en Syrie, dont plus de la moitié étaient des civils, depuis qu'il a proclamé un "califat" islamique en juin 2014, à cheval entre la Syrie et l'Irak, a rapporté dimanche l'OSDH. 

Depuis 2011, le conflit syrien a fait plus de 250.000 morts. La moitié de la population a dû fuir son foyer, plus de quatre millions ayant fui à l'étranger, selon l'ONU. 


Commentaire : Voilà le pourquoi de la "crise de refugiés", créée par les forces impérialistes d'Occident qui, maintenant, semblent vouloir leur fermer la porte