© AFP 2017 Omar Haj Kadour
Idlib
« Nos soi-disant partenaires américains ont commencé à déraper face aux succès de l'offensive de l'armée syrienne sur le front oriental. Ils ne s'évertuent même pas à cacher que les organisations terroristes Daech et Front al-Nosra sont, de fait, des agents des États-Unis qui font front commun sous le commandement de Washington. 

En ce qui concerne la soi-disant opposition syrienne modérée, elle a été créée et armée par les États-Unis dans le but d'empêcher la victoire de l'armée syrienne. Des choses étranges se produisent en Syrie qui indiquent que les États-Unis ont donné le feu vert aux actions de la résistance », estime l'expert. 

Commentaire : Résistance est un bien gros mot pour définir des actes de guerre. Ceux qui résistent sont les Syriens et cela depuis le début de la guerre. 

Il note cependant que ces actions des Américains pourraient créer des problèmes pour les pays occidentaux. 

« Donald Trump ne contrôle pas, en réalité, ses structures de force. Il a des problèmes avec les services secrets, la CIA et le Pentagone qui ne peuvent pas abandonner leurs protégés parce que dans ce cas de figure ces derniers retourneront leurs armes contre les Américains. Ceux-ci ont rassemblé une immense armée de nervis. L'armée syrienne les déloge de son territoire et il faut leur offrir un nouveau théâtre d'opération. Certains pourraient être transférés en Afghanistan, d'autres au Yémen, d'autres encore en Libye. Mais parmi eux il y aura des mécontents qui commenceront à se venger de l'Occident qui les a utilisés avant de les délaisser. Alors l'Europe se trouvera dans la zone à risque », conclut Araïk Stepanian. 

Mercredi 20 septembre, le chef du Commandement opérationnel principal de l'état-major de l'armée russe, Sergueï Roudskoï, a déclaré aux journalistes que les djihadistes du Front al-Nosra avaient tenté d'encercler un peloton de policiers militaires russes dans la zone de désescalade d'Idlib, ajoutant que l'attaque avait été initiée par les services secrets des États-Unis. 

Les membres des forces spéciales russes, appuyés par l'aviation, ont sorti de l'encerclement un peloton de 29 policiers militaires russes qui, avec les membres d'une tribu locale, ont repoussé pendant plusieurs heures les attaques de djihadistes en surnombre. 

L'état-major russe a expliqué l'attaque des djihadistes dans la zone de désescalade d'Idlib par les tentatives des États-Unis d'empêcher la réussite de l'opération menée par l'armée syrienne dans la région de l'Euphrate.