MOYEN ET PROCHE-ORIENT. Guerre en Syrie : la duperie de Genève II

Publié le jan 20, 2014 @ 18:56

Par Blue Rider

Finnian Cunningham a un CV enviable malgré ses fréquentations iraniennes insupportables pour la nomenklatura politico-médiatique occidentale. Cet article mordant pose les vraies questions que la presse francophone n’aborde pas ou de façon biaisée. Elles permettent pourtant de mieux comprendre la partie de poker menteur qui va s’engager mercredi samedi ( ?) prochain, notamment en rappelant les termes exacts de l’accord de GENEVE 1 qui n’excluent pas du tout la présence de Bachar El Assad dans la future équipe de transition gouvernementale.

La France elle, ancienne puissance coloniale devenue l’artisan laborieux de la fabrication coûteuse d’une force d’opposition artificielle qui ne parvient même pas à exister depuis mars 2011, n’envisage aucune solution négociée qui ferait enfin l’impasse sur le travail de déstabilisation ratée engagé depuis le début par les services de Renseignement etCommandos spéciaux des alliés sous commandement OTAN, avec l’aide instable et explosive de traitres au sein de l’appareil militaire syrien et des réseaux extrémistes sunnites de tous temps combattus par le gouvernement et le parti Baas. Pire, la France, carrément absente de cet article, persiste et signe et se raccroche via l’Arabie Saoudite aux dernières branches sanguinaires d’une logique que tout accuse désormais et qui nous mène tout droit à la perte de notre dernier carré d’influence au Moyen Orient.

Je rappelle que M. François Hollande est rentré de Riyad les mains parfaitement vides de pétrodollars et contrats civils, mais rouges du sang des jihadistes et noires d’un troc douteux et dangereux pour la stabilité du Liban et de son voisin syrien : fournir rapidement des armes lourdes à l’armée libanaise… Dans les chancelleries des pays du Moyen Orient, d’Afrique et des BRICS, si on ne dit rien, on n’en pense pas moins surtout depuis le massacre suivi du chaos libyen. Il est vrai que notre premier diplomate de France avait osé dire en public qu’Assad, chef d’état soutenu par désormais 80% de sa population « ne méritait pas de vivre ». Vu du haut de la popularité actuelle de François Hollande… chapeau bas !