Les propos tenus par la nouvelle administration américaine, qui qualifiait dernièrement l'Iran d'«État terroriste», ont fait réagir la diplomatie russe. « Jamais l'Iran n'a été convaincu d'entretenir quelque lien que ce soit avec Daech, le Front-al Nosra ou n'importe quelle autre organisation affilée à ces groupes terroristes et figurant sur la liste du Conseil de sécurité de l'Onu », a annoncé ce lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. 

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Le chef de la diplomatie russe a ainsi exprimé son désaccord avec les propos tenus plus tôt par l'administration de Donald Trump, qui voit dans l'Iran « l'État terroriste numéro un ». 

« L'Iran fait son apport dans la lutte contre Daech, et nous nous prononçons depuis longtemps en faveur de la création d'un front universel pour combattre le terrorisme », a souligné Sergueï Lavrov, qui a rappelé que des détachements armés iraniens agissaient sur le sol syrien à la demande du gouvernement syrien. 

« Je suis convaincu que si nous considérons de manière objective les participants potentiels à une coalition de ce type, l'Iran doit certainement en faire partie », a déclaré M. Lavrov. 

Interrogé sur la chaîne Fox News ce week-end, Donald Trump avait estimé que l'Iran nourrissait un « mépris total » à l'égard des États-Unis, justifiant ainsi sa décision d'imposer de nouvelles sanctions à la république islamique après un tir de missile balistique auquel elle a procédé.