Dans son édition du 19 février 2014, le quotidien américain Wall Street Journal cite un haut responsable américain ayant requis l'anonymat, selon lequel les Etats-Unis sont en train de revoir leur politique en Syrie.

 

 

« L'administration américaine cherche à mener une action militaire limitée contre la Syrie, à instaurer une zone d'exclusion aérienne dans cette zone à l'aide des experts de la CIA et à armer les opposants de missiles anti-aériens de longue portée. Les forces spéciales américaines opèreront sur le territoire syrien pour entraîner les rebelles et les aider à conserver les zones qu'ils ont sous leur contrôle » affirme le journal, avant d'ajouter que « le Secrétaire d'état américain, John Kerry, est chargé d'examiner cette option militaire limitée contre la Syrie ! »

 

Les armes transiteront par la Jordanie et la Turquie avant d’atteindre le sud de la Syrie où les milices de l’opposition, soutenues par les services de renseignement occidentaux et arabes —États-Unis, Arabie saoudite, France et Royaume-Uni—. Pour la première fois, l’Arabie saoudite va donner à l’armée de l’opposition reconstituée, des systèmes chinois portatifs de défense aérienne et des missiles guidés anti-chars en provenance de Russie.

 

Les États-Unis ont augmenté leur soutien financier destiné à cette armée. L’objectif est d'initier une nouvelle offensive militaire et d’inverser les rapports de force (en brisant le front des forces gouvernementales syriennes, tout en évitant les groupuscules liés à al-Qaïda !), dans l'espoir de forcer le régime à accepter une solution politique à la guerre et un gouvernement de transition sans le président Bachar al-Assad…

 

Lors d’une rencontre en Californie, le président américain Barack Obama a déclaré au roi Abdallah II de Jordanie qu’il voulait accentuer la pression sur le régime syrien, alors que les discussions de Genève sont dans l'impasse.Les deux dirigeants se sont accordés sur la manière dont l’armée de l’opposition en cours de constitution en Jordanie attaquera la Syrie, très prochainement !

 

Sur le terrain, la menace terroriste prend de l’ampleur. Les Etats-Unis sont pointés du doigt par le gouvernement syrien pour leur implication dans l'augmentation du nombre de terroristes affluant via la Turquie, vers la Syrie, tandis que le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, appelle à une union entre le pouvoir syrien et l’opposition laïque pour « lutter contre le terrorisme, parallèlement au règlement politique ». Le diplomate russe a exclu de ce processus, le Front al-Nosra, l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et toute autre branche de la nébuleuse al-Qaïda.

 

Les prochains mois seront décisifs pour l’avenir de la Syrie. Les Etats-Unis et leurs alliés comptent sur l’attaque imminente de l’armée de l’opposition qu’ils ont financée, formée et équipée pour renverser le régime syrien et mettre enfin au pouvoir, leurs caniches. L’opinion publique internationale est majoritairement opposée à toute intervention militaire. C’est pourquoi, trompant leur peuple, les va-t’en guerre ont reconstitué l’armée de l’opposition pour qu’elle fasse le sale boulot à leur place. Que les hommes libres se lèvent contre toute nouvelle intervention militaire en Syrie !

 

 

Cet article est publié originairement sur Parti Anti Sioniste et peut être consulté ici