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NOUVELLE STRATÉGIE US EN SYRIE + "SI BACHAR AL-ASSAD QUITTE LE POUVOIR, CE SERA LA GUERRE CIVILE", CRAINT MGR JEAN-CLÉMENT JEANBART

Nouvelle stratégie US en Syrie

obama

Alors que le gouvernement légitime de Damas aborde en position de force les négociations de Genève concernant l’avenir du pays, il semblerait que les États-Unis tentent de reprendre la main dans le dossier syrien.

En effet, le succès de l’intervention russe oblige Washington à réajuster sa stratégie, sachant qu’il est désormais improbable de voir les hordes de Daesh et consorts faire chuter le régime du Président élu Bachar Al Assad.

Ainsi, au moment où l’armée loyaliste continue de gagner du terrain, on apprend que les forces américaines aménagent une base aérienne militaire dans le nord-est de la Syrie, en zone contrôlée par les kurdes. Il est inutile de préciser que cela se déroule en violation de la souveraineté du pays.

De son côté, l’armée russe étend sa présence à l’aéroport international de Kameshli près de la frontière turque, dans une région contrôlée par les forces gouvernementales syriennes.

Les deux bases n’étant séparées que d’environ 50 km, la situation est potentiellement explosive…

Il semblerait donc que les deux parties préparent le terrain à l’après-guerre, chacun plaçant ses pions : d’un côté, Assad et Poutine souhaitent éviter la partition du pays, alors que de l’autre, Washington désire au contraire diviser la Syrie, à défaut de pouvoir prendre le contrôle de la totalité du territoire.

Dans tous les cas, le grand perdant est la Turquie, qui devra faire une croix sur toute intervention dans le nord syrien. Son allié américain a tenté néanmoins de la rassurer, comme semblent le montrer les propos du vice-président américain Joe Biden qui s’est dit prêt à une option militaire en cas d’échec des négociations, lors d’une rencontre avec le ministre turc des affaires étrangères.

 

Les Etats-Unis semblent donc s’orienter, selon la stratégie du « diviser pour régner », vers une tentative de partage du pays. Stratégie qu’ils souhaitent d’ailleurs élargir à toute la région avec le fameux concept de « nouveau Moyen-Orient ». Leur intention est d’y rester en tant que puissance militaire principale, et ne pas céder à la Russie l’initiative dans la région, alors que celle-ci y est redevenue un acteur de premier plan, faisant contrepoids à la puissance américaine.

Le plan de partition de la Syrie vise ainsi à éviter le renforcement de la position russe dans la région, mais aussi à affaiblir l’un des piliers de l’axe de la résistance au sionisme, en le transformant en un état non viable et faible, à l’image de l’Irak actuel.

Pour mieux saisir cette volonté de partager la Syrie, il suffit de lire ce qu’en pense Richard Haas, le président du très influent Concil on Foreign Relations (CFR), principal inspirateur de la politique étrangère US :

« Une Syrie, constituée d’enclaves ou cantons, est probablement la meilleure des options disponibles, à la fois aujourd’hui et dans l’avenir prévisible. Ni les Etats-Unis ni personne d’autre n’ont un intérêt national vital dans la restauration du gouvernement syrien, qui dirigerait tout le pays. Il est seulement nécessaire d’arrêter l’ « Etat islamique » et les autres groupes ».

On aura deviné que le « personne d’autre » dont il est question n’est autre que l’entité sioniste criminelle israélienne, qui serait la principale bénéficiaire du démembrement de la Syrie.

 

Le Parti Anti Sioniste s’insurge contre toute tentative de partition de la Syrie. Cela coûterait très cher au peuple syrien, qu’il appelle à l’unité face aux semeurs de discorde et de division que sont les américains et leurs alliés.

Nul doute que cette partition entrainerait la prolongation de la guerre civile et créerait un «effet domino» dans toute la région.

Seul le retour à une Syrie unifiée et débarrassée de toute ingérence étrangère pourrait garantir un retour à la paix.

 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
© //www.partiantisioniste.com/?p=11155
 
REPLAY / INVITÉ RTL - Monseigneur Jean-Clément Janbart est archevêque depuis 20 ans à Alep. Après le départ de nombreux de ses fidèles, il parle de "déportation de notre population".
Monseigneur Jeanbart, archevêque à Alep depuis 20 ans.
Syrie : "Si Bachar Al-Assad quitte le pouvoir, ce sera la guerre civile", craint Monseigneur JeanbartCrédits Média : RTL | Durée :  | Date : 
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Invité par la fondation Aide à l'Église en détresse dans le cadre de la 8e Nuit des Témoins, Monseigneur Jean-Clément Jeanbart est de passage à Paris. Depuis 20 ans, il est archevêque d'Alep, la deuxième ville de Syrie qui est quasiment rasée. Au micro de RTL, samedi 30 janvier, il raconte son quotidien ponctué par la guerre : "Je suis très sollicité dans ces circonstances. Il y a beaucoup de problèmes qui rendent difficile la vie de mes fidèles et des dizaines de milliers de chrétiens qui vivent à Alep. Cinq églises ont été endommagées mais sept restent en fonction et elles sont pleines".

Monseigneur Jeanbart officie donc dans une ville bombardée tous les jours : "Je suis inquiet parce que je vois nos fidèles partir. Avec l'arrivée de centaines de milliers de réfugiés en Europe, j'ai peur de l'avenir. Je sens comme si une déportation de notre population était organisée, surtout de notre population productive, ceux qui pouvaient reconstruire le pays et l'Église. C'est la classe moyenne, la charnière et la colonne vertébrale de notre société, qui est en train d'être absorbée".

L'archevêque d'Alep adresse ainsi un message aux chrétiens d'Occident. "Je voudrais que vous vous rappeliez que les premiers chrétiens sont les chrétiens de Syrie. L'Église a commencé chez nous. J'appelle les chrétiens d'Europe et du monde entier à ne pas oublier cette Église et à la préserver", lance-t-il.

Des pourparlers entre l'ONU et les représentants du régime de Damas ont débuté à Genève le vendredi 29 janvier. Y-a-t-il encore des raisons de croire à la paix en Syrie ? "Tout dialogue est positif. Toutes les fois que deux personnes de bonne volonté se rencontrent, elles trouvent toujours des lieux communs même si ça prend un peu de temps".

Le président iranien Hassan Rohani, en visite à Paris il y a quelques jours, a expliqué qu'en l'état actuel des choses, il n'y a pas d'autres solutions que de maintenir Bachar Al-Assad au pouvoir. "Il a raison. Si, par malheur, le président part, ce sera la guerre civile. Ce sera tout le monde contre tout le monde et on s'entretuera. Maintenant, c'est le gouvernement, l'armée contre l'opposition et les rebelles. Sans le président, ce sera l'armée qui s'entretuera, les gens et les différentes communautés qui s'entretueront".

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10/02/2016
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