Marasine

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Premiers bombardements de la Russie en Syrie

( Est-ce que Erdogan va comprendre ce qui l'attend et qu'il doit cesser de donner son soutien à USraël et ne plus infiltrer les égorgeurs en Syrie ???? )

Le Conseil de la Fédération russe (Chambre haute du parlement) a approuvé mercredi 30 septembre le déploiement éventuel de forces armées russes en Syrie.


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Quelques heures seulement après le feu vert du Conseil de la Fédération russe,

Moscou a débuté mercredi 30 septembre son opération militaire en Syrie, a indiqué le ministère de la défense russe.

Su-24 de l'armée russe. Crédits : WikiCommon

Su-24 de l’armée russe. Crédits : WikiCommons

« Les forces aériennes russes ont mené aujourd’hui des frappes contre des cibles terrestres du groupe terroriste État islamique en Syrie », a déclaré le général russe Igor Konachenkov, cité par les agences de presse.

Le ministère de la défense russe a de son côté indiqué que les avions russes frapperont le matériel militaire, les infrastructures de communication, les moyens de locomotion et les entrepôts de munitions du groupe islamiste. Aucune information officielle n’a en revanche été donnée sur les cibles précises de ces actions.

Les seules informations disponibles à ce sujet on ont été communiquées par différents médias américains. Ainsi, selon CNN, qui cite un haut fonctionnaire américain, la Russie aurait réalisé ses premières frappes aériennes près de la ville de Homs (ouest).

Parallèlement, l’agence Reuters, citant un officiel américain anonyme, confirmait les dires de la chaîne, ajoutant que « Moscou avait prévenu Washington de cette action une heure auparavant ».

Le portail d’informations kurde Slemani Times a pour sa part affirmé que deux bombardiers russes Su-24 avaient également effectué à la mi-journée des frappes aériennes sur des positions de combattants de l’EI près de la ville syrienne d’Hama, à l’ouest du pays.

S’exprimant lors d’une réunion du gouvernement russe, mercredi après-midi, le président Vladimir Poutine s’est gardé de tout commentaire sur la question, précisant seulement que « l’opération militaire en Syrie continuera tant que l’armée syrienne poursuivra son offensive ». « La Russie y participe à la demande du gouvernement de Syrie et sur la base du droit international, a souligné le chef d’État, avant d’ajouter : Nous interviendrons uniquement par voie aérienne, tout action au sol est exclue. »

Cette rencontre ministérielle intervenait quelques heures après le vote unanime du Conseil de la Fédération russe (Chambre haute du parlement) qui a accédé à la demande du président concernant de possibles actions militaires de la Russie en Syrie.

Le chef du Pentagone Ashton Carter a donné dans la foulée son feu vert pour l’établissement de lignes de communications entre militaires américains et russes pour éviter tout incident en Syrie, alors que des avions de la coalition contre le groupe État islamique, dirigée par les États-Unis, entreprennent quotidiennement des missions de bombardement sur le territoire depuis plus d’un an.

Les opérations menées sont planifiées depuis Bagdad par une cellule de coordination en matière de renseignement et de sécurité avec la Russie, l’Iran et la Syrie afin de contrer la menace de l’Etat islamique. A en croire le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, les Américains ont été invités à y participer, mais ont décliné l’offre.

Selon les estimations des États-Unis, le déploiement russe en Syrie comprend des chasseurs, des hélicoptères d’attaque Mil Mi-24 et de transport de troupes Mi-8, de l’artillerie ainsi que 500 hommes de l’infanterie de marine sur une base aérienne proche du port de Lattaquié. Une source anonyme au sein du ministère des affaires étrangères russe a déclaré au Courrier de Russie que 2 000 hommes russes se trouveraient déjà en Syrie.

Moscou n’a, elle, avancé aucun chiffre. Le ministère de la défense russe a néanmoins précisé que seuls les militaires professionnels seront envoyés en Syrie. « Les appelés ne prendront part à aucune opération militaire à l’étranger », a déclaré à Interfax l’adjoint du chef de l’État major des forces armées de Russie, le colonel général Nikolaï Bogdanovski.

Les syriens portent les portraits du président de la Syrie Bachar el-Assad et du président de la Russie Vladimir Poutine. Crédits : radiocanada

Des Syriens brandissent les portraits des présidents syrien Bachar el-Assad et russe Vladimir Poutine. Crédits : radiocanada

Le président de Tchétchénie Ramzan Kadyrov a en outre proposé d’envoyer en Syrie des militaires tchétchènes. Le dirigeant a exprimé son regret que des Tchétchènes « n’aient pas encore eu la possibilité de se battre contre ces diables (sheïtan) ». « Plus vite nous en finirons avec l’État islamique, mieux la communauté internationale se portera », a-t-il ajouté sur son compte Instagram.

Néanmoins, les sources au sein du ministère de la défense citées par Interfax soulignent que, pour l’heure, les forces russes limiteront leur action aux opérations aériennes. « Ce sont des avions et des hélicoptères russes qui sont déjà basés à Lattaquié qui vont assurer le soutien aux forces gouvernementales syriennes, a déclaré l’informateur de l’agence d’information, précisant que la tâche principale des militaires russes sera aussi de former des pilotes syriens sur des avions russes.

Selon ce dernier, les frappes aériennes ne seraient toutefois pas suffisantes pour combattre l’État islamique. « Une opération au sol est inévitable, et la question primordiale aujourd’hui est de savoir qui va la mener, a déclaré la source, avant de répondre : La solution la plus probable serait une coalition des pays arabes dirigée par l’Égypte, qui se bat déjà contre l’Etat islamique au nord de la péninsule du Sinaï. »

La guerre civile syrienne est un conflit armé qui fait rage depuis mars 2011. Au départ, il opposait le gouvernement aux rebelles, qui exigeaient le départ de l’actuel président, Bachar el-Assad. Depuis 2014, plusieurs autres factions ont rejoint les combats pour le contrôle du territoire, dont l’État islamique, qui contrôle tout l’Est du pays, le Jabhat al-Nosra et d’autres groupuscules de plus petite taille. Le nord du pays est contrôlé par le Parti de l’union démocratique kurde, qui se bat également contre l’EI.

Le régime syrien bénéficie des renforts du Hezbollah, de groupes armés irréguliers et de brigades chiites irakiennes et étrangères, ainsi que du soutien de l’Iran et de la Russie. Téhéran a également envoyé de nombreux conseillers militaires à Damas et promet de soutenir le gouvernement syrien jusqu’au bout.

Toutes formations militaires confondues, Bachar el-Assad disposerait d’environ 140 000 soldats, estime l’expert militaire russe Vladimir Evseev, cité par RBK.

Crédits : France24



30/09/2015
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