Les pays d’origine des terroristes islamistes, et ceux qui les paient, refusent de donner une sépulture à leurs citoyens morts en Syrie.

Fighters from the Democratic Forces of Syria inspect weapons and ammunition that, according to them, belonged to Islamic State fighters, in al-Shadadi town, in Hasaka province, Syria February 26, 2016
Des combattants de l’Armée syrienne inspectent des armes et des munitions qui, selon eux, appartenaient à des combattants d’Etat islamique, dans la ville d’al-Shadadi, dans la province de Hasakah, la Syrie Février 26, 2016

Le 23 août 2016 – Source sputniknews

«Plus de 30.000 terroristes islamistes ont été tués dans des opérations, mais les autorités ont des difficultés pour renvoyer les corps dans leur pays d’origine», a déclaré à Sputnik le président du Comité de médecine légale de la Syrie.

 

Turkish artillery fire from the border near Kilis town toward northern Syria, in Kilis, Turkey.
Frappes d’artillerie de la Turquie sur la Syrievisant à « Ouvrir un Corridor pour l’Opération » © AP PHOTO / HALIT ONUR SANDAL

«Le gouvernement syrien a été incapable de rapatrier les corps de milliers de combattants Daesh qui ont été tués dans les opérations anti-terroristes», a déclaré à Sputnik Hussein Nofal, président du Comité de médecine légale de la Syrie,
Nofal a expliqué que, après l’identification des corps et après avoir informé le pays d’origine, même les pays voisins se sont avérés peu disposés à recevoir les cadavres.

«Nous avons réussi à identifier plusieurs milliers de terroristes morts venant de France, de Turquie, d’Irak, d’Arabie saoudite, de Jordanie, du Liban et d’autres pays arabes. Nous avons été incapables d’identifier 30 000 d’entre eux», a rajouté Nofal.

Malheureusement, le médecin a ajouté que les corps de Syriens innocents ont également subi le même sort. Il a dit que l’armée syrienne et les forces alliées ont découvert plusieurs fosses communes contenant les victimes des groupes terroristes opérant en Syrie, et que leur corps ont souvent montré des signes de torture.

«Quand nous trouvons des fosses communes contenant des civils morts dans les villes qui ont été libérées, très souvent, nous ne sommes pas en mesure d’établir la cause de la mort, parce que beaucoup de temps a passé depuis qu’ils ont été tués, nous sommes incapables de les identifier», a expliqué Nofal.

«Nous constatons souvent que les morts ont été soumis à des tortures physiques, coups, coupures, carburant diesel ou pétrole injecté dans le sang. Des objets étrangers ont été trouvés à l’intérieur des corps de certaines femmes, a déclaré le médecin, ajoutant que les groupes terroristes ciblent de plus en plus leur violence sur les femmes et les enfants.»

Syrian army troops. File photo
Il ne sont plus alliés ? Les Kurdes se battent pour conquérir une enclave appartenant à la Syrie © SPUTNIK / MIKHAIL Alaeddin

L’armée syrienne poursuit ses efforts pour libérer les territoires détenus par les militants islamistes, et elle a repoussé une série d’attaques de Daesh près de la base aérienne de Kuweires dans la région d’Alep,à environ 50km au sud de la frontière turque. Plusieurs terroristes ont été tués et leur équipement militaire détruit, selon dessources de l’armée syrienne.

Al-Masdar News a indiqué que l’armée syrienne avait saisi Umm Qara Hill, une zone stratégique importante dans le sud d’Alep, chassant les militants djihadistes de Jaysh Al-Fateh.

L’agence iranienne Fars News a également rapporté mardi que l’armée syrienne et des milices alliées avaient tué plus de cent terroristes de plusieurs groupes islamistes dont Ahrar al-Sham et le Fatah al-Sham − anciennement Front al-Nusra − dans la région de Hama, une ville à 46 kilomètres de Homs dans le centre-ouest de la Syrie.

 

Sputniknews

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone