Marasine

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TURQUIE : 4 JOURNÉES « RICHES D’ENSEIGNEMENTS »

Turquie/Erdogan - Russie/USA - Analyse - Coup d’État

ANALYSE D'UN COUP D’ÉTAT RATÉ PAR LES USA
>>>> UNE NOUVELLE ALLIANCE RUSSO - TURQUE ...
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La réconciliation russo-turque vue du Moyen-Orient

 

L’amélioration récente des relations bilatérales entre la Russie et la Turquie ont provoqué d’intenses discussions parmi les analystes et les experts des médias à travers le Moyen-Orient. L’aide déterminante de la Russie à Erdogan va obliger ce dernier à revoir ses positions concernant la Syrie et va l’obliger à laisser la Russie liquider définitivement Daech/ISIS.

Ankara, de l’avis des commentateurs locaux, a payé un prix élevé pour la chute du SU-24 russe abattu en Syrie. Le président Tayip Erdogan, pour les commentateurs arabes, « n’est pas habitué à reconnaître ses erreurs, mais il a du boire la coupe amère des excuses« , car il savait que la protection russe pour sa vie n’a pas de prix. La suite des événements l’a prouvé.

 

 

 Turquie >> 4 journées « riches d’enseignements »

 

1/-jeudi 21 juillet 2016 – Le coup d’État manqué en Turquie menace le plan « Pivot » de l’Oncle Sam

2/-mercredi 20 juillet 2016 – Une armada massive se dirige sur la Turquie pour l’attaquer

3/- mardi 19 juillet 2016 – Turquie. Arrestation des 2 pilotes de la CIA qui ont abattu le SU24 russe et qui ont voulu abattre l’avion d’Erdogan

4/- lundi 18 juillet 2016 – Coup d’état en Turquie. Poutine a sauvé la vie à Erdogan !


1/-jeudi 21 juillet 2016 – Le coup d’État manqué en Turquie menace le plan « Pivot » de l’Oncle Sam

Un coup d’État manqué en Turquie a changé le paysage géopolitique en une nuit, réalignant Ankara sur Moscou tout en brisant le plan de Washington/Tel-Aviv de redessiner la carte du Moyen-Orient. Que l’homme fort turc, Recep Tayyip Erdogan, ait organisé lui-même le coup d’État ou non, est de peu d’importance dans le grand schéma des choses. Le fait est que cet incident a consolidé son pouvoir national tout en faisant dérailler le plan israélo-américain pour contrôler les ressources critiques et les corridors de pipelines du Qatar  vers l’Europe.

 

Le mépris du régime Obama pour les intérêts de sécurité nationale de ses alliés, a poussé le président turc dans le camp de Moscou, en supprimant le pont crucial entre l’Europe et l’Asie dont Washington a besoin pour maintenir son hégémonie mondiale dans ce nouveau siècle.

Le plan de Washington du pivot vers l’Asie, d’entourer et de briser la Russie, de contrôler la croissance de la Chine et de maintenir sa poigne de fer sur le pouvoir global est maintenant en ruines. Les événements de ces derniers jours ont tout changé.

Voici ce qu’écrit Sahbah Daily:         shutterstock_452965270

    « Le changement de la rhétorique de la Turquie envers la Russie est également une conséquence directe des attentes non satisfaites d’Ankara concernant le conflit en Syrie. La déception de la Turquie par la politique des États-Unis en Syrie a augmenté avec le temps, surtout compte tenu de l’appui continu de Washington aux combattants kurdes des Unités de Protection Populaire (YPG) en Syrie. Ankara voit ce groupe comme membre du groupe du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) organisation terroriste (Daily Sabah, le 12 Juin).

 

    (Un changement dans les relations turco-russes: Quel genre de rapprochement ?, Jamestown Foundation) »

 

Obama ne peut que se blâmer lui-même pour la débâcle qui se déroule maintenant. Erdogan était très clair sur les lignes rouges de la Turquie, dont la plus importante est d’empêcher les milices kurdes de se déplacer à l’ouest de l’Euphrate en vue de la création d’un État contigu le long de la frontière sud de la Turquie. Voici comment Erdogan commentait cette évolution il y a quelques mois:

    «En ce moment, il y a un projet sérieux, un plan en cours d’exécution dans le nord de la Syrie. Et dans ce projet et ce plan se cachent des objectifs insidieux de ceux qui apparaissent comme des «amis». Ceci est très clair, donc je dois faire des déclarations claires » .

Au lieu de répondre aux préoccupations de sécurité d’Erdogan, Obama l’ignora afin de poursuivre l’objectif des États-Unis d’établir des bases militaires et d’occuper des territoires dans l’Est de la Syrie, afin d’y construire des pipelines du Qatar vers l’UE. Erdogan y a répondu en formant des alliances avec d’anciens ennemis de la Turquie (la Russie, la Syrie, Israël) afin de réinitialiser la politique étrangère turque, et de faire face à la menace croissante d’un État kurde émergeant sur son flanc sud.

  • Gardons à l’esprit que la Turquie estime que les nouveaux proxies de l’Amérique en Syrie, les Kurdes d’YPG, sont liés au PKK, qui est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis et par l’UE.
  • Si Obama avait engagé des troupes US dans la lutte, (au lieu d’utiliser le YPG), Erdogan n’aurait pas réagi du tout. Mais le fait qu’Obama ait délibérément renforcé les ennemis traditionnels de la Turquie sur son flanc ouest, était plus qu’Erdogan ne pouvait supporter.

Erdogan présente des excuses

À la fin de Juin, Erdogan a présenté ses excuses au président Vladimir Poutine pour la mort d’un pilote russe qui a été tué lorsque la Turquie abattu un bombardier survolant le territoire syrien en Novembre dernier.

  • Cet incident a incité Poutine à rompre les relations avec Ankara et à mettre fin à toute communication entre les deux pays.
  • Puis, dans la dernière semaine de Juin, Erdogan a envoyé une lettre à Poutine, « exprimant sa profonde sympathie et ses condoléances aux parents du pilote russe décédé. » Il a ajouté que la Russie était « un ami et un partenaire stratégique » avec lequel les autorités turques ne voudraient pas gâcher les relations . (les pilotes turcs, des agents de la CIA, qui ont tiré sur le Su-24 russe ont depuis été arrêtés et accusés en tant que membres du coup Güleniste.)

La Maison Blanche, inexplicablement, n’a jamais commenté ce dégel des relations russo-turques qui posent des risques évidents pour les ambitions américaines dans la région.

Pourquoi?

Parce que, il y a deux semaines, des rapports ont commencé à émerger disant qu’Erdogan fait des efforts pour normaliser ses relations avec le président syrien Bachar al Assad. La nouvelle n’a pas été signalée dans la plupart des médias occidentaux, mais le Guardian a publié un article intitulé« Les rebelles syriens abasourdis que la Turquie cherche la normalisation de ses relations avec Damas« . Voici un extrait:

    « Plus de cinq ans après le début de la guerre en Syrie, la Turquie, le pays qui a le plus aidé la rébellion contre la régime de Bachar al-Assad, a laissé entendre qu’elle peut s’orienter vers une normalisation de ses relations avec Damas.

    La suggestion faite par le Premier ministre turc, Binali Yıldırım, mercredi, a stupéfié les dirigeants syriens de l’opposition qui sont à Ankara, ainsi que les dirigeants (arabes) régionaux, qui s’étaient alliés à la Turquie en vue d’évincer Assad dans une longue guerre féroce et impitoyable.

    «Je suis sûr que nous allons ramener [nos] liens avec la Syrie à la normale», a-t-il dit, contredisant le leitmotiv officiel qui a constamment appelé à un changement de régime immédiat.« Nous en avons besoin. Nous avons normalisé nos relations avec Israël et avec la Russie. Je suis sûr que nous allons, tout aussi bien, revenir à des relations normales avec la Syrie. « 

    (Rebelles syriens abasourdis que la Turquie veuille normaliser ses relations avec Damas, Guardian)

On pourrait penser que cela déclencherait des alarmes à la Maison Blanche. Car si la Turquie veut normaliser les relations avec Damas, il est clair qu’elle allait abandonner la guerre, qu’elle avait soutenue (par ses mercenaires proxy et ses djihadistes) pendant plus de cinq ans.

  • Ceci signifie un changement politique fondamental qui pourrait avoir des implications plus larges pour l’effort des États-Unis.
  • Mais l’équipe Obama n’a montré aucun intérêt pour cette annonce et n’a fait aucune tentative pour ramener Erdogan dans le rang.
Washington, avec ses « amis et ses alliés » a l’habitude de donner des ordres et tout le monde claque du talon et se dit prêt. Obama & Co ne se soucient pas des « futilités » comme la peur de l’avènement d’un État kurde qui pourrait constituer une menace directe pour la sécurité nationale de la Turquie. Pourquoi voudraient-ils se soucier de quelque chose d’aussi trivial que cela? Ils ont tout un empire à gérer.

Puis vint le coup d’État qu’Erdogan attendait car il avait été averti à l’avance par des agents de renseignement russes qui ont une forte présence en Turquie.

  • En informant Erdogan du coup d’État, et en le sauvant de la mort, Poutine pouvait espérer qu’Erdogan, en retour, pourrait bloquer les plans de l’OTAN consistant à déployer une flotte permanente en mer Noire qui va encore encercler et menacer la Russie.
  • (Et, oui, Poutine sait qu’Erdogan est un autocrate impitoyable et un bailleur de fonds des organisations terroristes, mais il sait aussi qu’il ne peut pas être «trop difficile» quand l’OTAN déploie tous ses efforts pour encercler et détruire la Russie. Poutine doit prendre ses amis comme il les trouve. Par ailleurs, certains analystes ont suggéré que Poutine exigera d’Erdogan d’abandonner son soutien aux djihadistes en Syrie comme condition de leur nouvelle alliance.)

En tout état de cause, Poutine et Erdogan ont réglé leurs différends et prévu une réunion pour le début d’Août. Est-ce que Erdogan va faire une déclaration? Oui, certainement.

Voici l’histoire du quotidien Hurriyet turc:

    « Le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le président russe Vladimir Poutine vont se rencontrer en Août en face-à-face dans le cadre des efforts mutuels pour normaliser les relations bilatérales après des mois de tension due à la destruction d’un avion de guerre russe par les forces aériennes turques en Novembre…Avec la normalisation des relations, la Russie a supprimé certaines sanctions sur le commerce et les restrictions sur les touristes russes, mais elle continuera à imposer le régime des visas aux ressortissants turcs. Une conversation plus profonde entre les deux pays sur un certain nombre de questions internationales comme la Syrie et la Crimée suivra bientôt entre les deux ministres des Affaires étrangères avant la réunion Poutine-Erdogan. « 

(Poutine, Erdoğan se réuniront prochainement dans le but de commencer une nouvelle ère des relations Turquie-Russie liens, Hurriyet)

Est-il raisonnable de penser que la Turquie est en train de glisser hors de l’orbite de Washington pour aller vers des amis plus fiables qui respecteront ses intérêts nationaux?

Certainement.

Et ce rapprochement soudain pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la politique américaine au Moyen-Orient. Considérons, par exemple, que les États-Unis, non seulement dépendent de la base turque d’Incirlik pour mener leur campagne aérienne en Syrie, mais aussi que cette même base abrite « environ 90 bombes nucléaires tactiques. »
Et si Erdogan décidait soudainement qu’il n’est plus dans l’intérêt de la Turquie de fournir aux États-Unis un accès à la base ou qu’il préférait permettre à des bombardiers et à des chasseurs russes d’utiliser la base? (Selon certains rapports, c’est déjà le cas.) 

Plus important encore, qu’arrivera-t-il aux plans des États-Unis de pivoter vers l’Asie si le pont crucial (Turquie) qui relie l’Europe aux marches de l’Asie rejoint la coalition des pays d’Asie centrale qui sont en train de construire une nouvelle zone de libre-échange au-delà de l’adhérence suffocante de l’oncle Sam?

Une dernière chose. Il y avait lundi un important paragraphe d’un article de Moscou Reuters qui ne figurait pas dans la presse occidentale. Nous le reproduisons ici:

    MOSCOU (Reuters) – Les projets conjoints de la Russie avec la Turquie, y compris le pipeline marin de gaz naturel TurkStream, de la Russie vers la Turquie, sont toujours à l’ordre du jour et ont un avenir, a déclaré lundi le vice-Premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch »

(Russie Dep PM dit : les projets communs avec la Turquie sont toujours sur l’ordre du jour, Reuters)

 

Ceci est important.

Erdogan est maintenant en train de rouvrir la porte que l’équipe Obama a essayé si durement de fermer. Ceci est un coup majeur contre les plans de Washington pour contrôler le flot des ressources vitales d’Asie vers l’Europe, afin que tout cela reste libellé en dollars américains. 
En cas de succès, Poutine aura accès au marché européen en plein essor à travers le corridor sud qui permettra de renforcer les liens entre les deux continents, étendre l’utilisation du rouble et de l’euro pour les transactions d’énergie, et de créer une zone de libre-échange de Lisbonne à Vladivostok . Et l’Oncle Sam va regarder tout cela depuis les coulisses.
Tout d’un coup, le plan «pivot» de Washington semble être en grave difficulté.

Mike Whitney

Traduction/ adaptation : Hannibal GENSERIC

 

Commentaire:

….Il est évident que depuis notre modeste dimension, nous ne pouvons pas savoir ce qui est entrain de s’organiser derrière les coulisses secrètes de la géopolitique. Ici, sur F.B., nous ne pouvons que commenter, analyser, -au vu des informations qui nous parviennent- et il peut même arriver que nous soyons induits en erreur par certaines d’entre elles, nous sommes sur une plate-forme Internet…terrain propice aux manipulations.


Mais le bon sens et l’apprentissage de la grille de lecture de l’échiquier politique, nous aide à comprendre les tendances qui se dessinent, à déceler les mensonges et les pièges, (et souvent, nous parvenons même à les anticiper ! ), à défricher le vrai du faux.


Mais je considère dérisoires et inutiles, ceux qui commentent l’actualité géo-politique au travers du prisme de leur préférences personnelles, se focalisant sans discernement sur une personnalité, un « individu », sans l’inscrire dans un contexte global, historique et politique. Ceux-là, dont la pensée a été depuis des décennies, formatée par la propagande occidentale, aujourdh’ui, devant l’actualité « Turquie », qui ne brandissent que le slogan : « Erdogan dictateur, islamiste »…me font penser à ces Lybiens (car il y en a eu!) qui étaient allés cracher sur le corps supplicié du « méchant dictateur Khadafi », (à la grande satisfaction de la Clinton, que l’odeur et la vue du sang fait jouir…) ; ces Lybiens qui aujourd’hui, -comme tout le monde le sait-, baignent dans le bonheur, puisqu’ils ont été « sauvés et pacifiés » à coup de bombes par l’OTAN et grâce aussi à l’union sacrée de BHL et de Sarkozy… ;


Ils me font penser à l’Irakien qui était allé déboulonner la statue de « Saddam, le méchant dictateur », et qui des années après, vient dire en pleurant, ses regrets, dans son pays qui n’en finit plus de pourrir, livré par les « libérateurs » anglo-américains, à la peste Daech !


Ils me font penser à ces Français ou ces Italiens qui croient encore qu’ils ont été « libérés » par les Américains, sans voir que la Pax Americana les a réduits à l’état de paillasson. (ah… la propagande made in USA !!)


Alors je dis que ces gens-là font non seulement preuve de vue basse, mais également d’hypocrisie et de malhonnêteté intellectuelle :


– savent-ils que l’équilibre géo-politique est le résultat d’un RAPPORT de FORCE et que seule la FORCE de DISSUASION peut arrêter la guerre que les USA veulent absolument déclencher contre la Russie et dont les Européens feraient également les frais ?
– savent-ils que le rapprochement Turquie/Russie qui se dessine (qu’on peut aujoud’hui, s’autoriser à envisager…), et la Turquie hors de l’OTAN (qu’on souhaite et qu’on espère, en attendant qu’elle soit officielle et effective), pourrait faire basculer ce rapport de force en faveur de la Russie, et représenter « LA » force de dissuasion par excellence, à opposer aux Américains et à l’OTAN ?


– savent-ils que si Vladimir POUTINE consentira à serrer la main à Erdogan, c’est pour éviter cette guerre dont on entend déjà les roulements de tambour, et non seulement pour sauver la Russie, son pays, mais aussi la Syrie, et l’Europe ? et sauver aussi, -par la même occasion-, ceux qui aujourd’hui, se pincent le nez devant Erdogan, mais qui demain, (comme ils l’ont fait hier), iront donner leur vote et redonneront le pouvoir aux pourritures criminelles, qui par alternance, -et quelle que soit l’étiquette droite/gauche, dont ils se réclament- sont les complices de l’Empire US, et participent aux mêmes crimes, en tant qu’alliés !

 Yuliya Titania

source/http://numidia-liberum.blogspot.fr/2016/07/le-coup-detat-manque-en-turquie-menace.html

2/-mercredi 20 juillet 2016 – Une armada massive se dirige sur la Turquie pour l’attaquer

 

Un rapport sombre du Conseil de sécurité (SC) circulant dans le Kremlin d’aujourd’hui indique que l’Agence fédérale pour le transport aérien (Rosaviatsiya) a  interdit à tous les citoyens russes de se rendre à la République de Turquie après que le ministère de la Défense (MoD) a rapporté que deux armadas navales US-OTAN opérant actuellement dans la mer noire ont combiné et mis les voiles vers les eaux territoriales Turques  en vue d’attaquer la Turquie, et qui comprend 14 navires de guerre turcs  déclarés « disparus » de leur flotte par le gouvernement de Turquie.

Selon ce rapport, au moment de l’échec du coup d’Etat US-CIA du 15 Juillet contre le président turc Recep Tayyip Erdoğan (et contre lequelle Mod avait mis en garde en Décembre), deux flottes navales des États-Unis et l’OTAN menaient les exercices de guerre dans la Mer Noire, d’une échelle sans précédent, le premier étant désigné comme Black Sea Breeze, et le second Sea Breeze 2016.

Ce rapport note que le ministère de la Défense avait longtemps averti que  ces navires de guerre US-OTAN ont été prévus, en réalité, pour soutenir la tentative de coup d’État manqué contre le gouvernement démocratiquement élu de Turquie. Ce qui a été confirmé tôt ce matin, lorsque ces manœuvres « planifiées » depuis un certain temps, viennent d’être annulés, et que les navires ont commencé de se déplacer en formation de combat vers  les eaux turques. 

Ce rapport indique, en outre, que le prétexte à donner aux peuples occidentaux pour ces attaques en force de l’US-OTAN contre la Turquie est que le régime Obama a pour objectif de protéger ses90  bombes nucléaires B61, stockées à la base aérienne d’Incirlik en Turquie.

  • Ces bombes sont stockées dans des coffres-forts inviolables, enterrés sous un plancher à l’épreuve des bombes, et à l’intérieur d’un périmètre de sécurité. Ce périmètre de sécurité est actuellement encerclé par les forces militaires turques fidèles au président Erdoğan, les Occidentaux estiment donc que ces bombes nucléaires ne sont  » plus en sécurité« .

La Turquie, désormais, blâme ouvertement les États-Unis pour la tentative de coup d’État. Elle lui a présenté des preuves prouvant que c’est bien « la figure de proue et marionnette» de la CIA, Fethullah Gülen, qui est le principal responsable de cette tentative de Coup. Le président Erdoğan effectue une purge massive de plus de 50.000 soldats, policiers , juges, fonctionnaires et enseignants (tous ceux qui ont été suspendus ou détenus) ayant tout type d’association avec les États-Unis. Tout ceci a alarmé le régime Obama qui a donc décidé de passer à l’offensive.

La grande crainte d’Obama est que le président turc nettoie toute influence américaine dans son pays, à l’image de ce qui a été fait en Iran, lors de la révolution islamique contre le Shah en 1979, qui a purgé l’Iran de toute présence US.

De même, le régime Obama craint que les Turcs ne soient plus freinés (par les Américains et l’OTAN) dans leurs bombardement contre forces kurdes, soutenues par des forces américaines en Irak, bombardements qui ont déjà commencé il y a quelques heures .

Quant à savoir dans quel délai cette énorme armada US-OTAN va frapper la Turquie dans le but réel d’éliminer le président Erdoğan une fois pour toutes, les analystes du renseignement russe, dans ce rapport, ne le disent pas.

 

Bien que ne connaissant pas la « phase finale » de cette dernière catastrophe en Turquie du régime Obama-Clinton, ce rapport conclut, elle est loin d’être la seule. Les Américains doivent maintenant réévaluer leur soutien à leurs «amis terroristes islamiques modérés » [1] :

Source : http://www.whatdoesitmean.com/index2075.htm

[1] Les «rebelles modérés» du Harakat Nour al-Din al-Zenki, soutenus par Les États-Unis ont capturé un enfant palestinien de 10 ans, l’accusant d’être un « espion » de la milice pro-gouvernementale palestinienne, Liwa al-Qods, et lui coupèrent la tête pour cela. L’événement s’est passé dans le camp de réfugiés « Handarat Camp » dans le nord d’Alep. Nour al-Din al-Zenki opère dans la région, près de la ville d’Alep et reçoit une aide financière des États-Unis, dans un programme de la CIA pour soutenir les soi-disant « groupes de rebelles modérés « 
Nour al-Din al-Zenki est affilié au commandement militaire suprême (SMC) de l’Armée Syrienne Libre (ASL), créée et soutenue à bouts de bras par l’Occident (surtout la France et les USA). Elle constitue une partie majeure des unités de l’ASL, et collabore avec divers groupes djihadistes, y compris la filiale d’Al-Qaïda en Syrie, Al Nosra.
Le porte-parole adjoint du département d’État, Mark Toner, a déclaré aux journalistes, lors d’un briefing quotidien mardi, que les États-Unis pourraient revoir l’aide au groupe si les rapports du garçon décapités sont confirmés. Toner a refusé de fournir des informations sur la réaction des États-Unis face à cet horrible crime.
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les djihadosionistes heureux, sur leur pick-up,
de porter le gosse vers son égorgement

 

Pendant ce temps, les frappes aériennes de la coalition menée par les USA auraient tué environ 60 civils dans le village de Tokhar près de Manbij en Syrie. Divers rapports indiquent plutôt un nombre de 56 à 120 morts civiles, y compris les enfants, à la suite des frappes aériennes américaines. Lundi, 21 civils ont été tués dans des frappes aériennes de la coalition américaine sur Hazawneh au nord de Manbij. La coalition, qui a fourni un appui aérien aux opérations militaires kurdes à Manbij, n’a pas encore fourni de commentaires. Toutefois, si commentaires il y aura, ils vont appeler ces faits des dommages collatéraux, ou des erreurs à oublier, comme ils l’ont fait après avoir bombardé l’hôpital de Médecins Sans Frontières à Kunduz, en Afghanistan.

Hannibal GENSERIC

source/http://numidia-liberum.blogspot.fr/2016/07/une-armada-massive-se-dirige-sur-la.html

3/- mardi 19 juillet 2016 – Turquie. Arrestation des 2 pilotes de la CIA qui ont abattu le SU24 russe et qui ont voulu abattre l’avion d’Erdogan

 

Un nouveau rapport du Conseil de Sécurité russe(SC) circulant aujourd’hui au Kremlin annonce que le Ministère Turc des Affaires étrangères (MAE) a notifié au Président Poutine que les deux pilotes de la CIA, qui, le 24 Novembre 2015, ont abattu le Su-24M russe au-dessus de la Syrie, et qui, le 15 Juillet 2016, ont ciblé l’avion du président turc Erdogan pour l’abattre aussi, sont maintenant arrêtés et placés en garde à vue.

Turkey arrests CIA agents responsible for failed Erdogan assassination attempt

Comme nous l’avions déjà signalé dans notre rapport du 25 Novembre 2015 Moscou met en garde la CIA, et non la Turquie, pour avoir abattu l’avion SU-24 russe au-dessus de la Syrie, le ministère russe de la Défense (MoD) a immédiatement blâmé la CIA pour l’attentat contre l’avion russe.

De même, et comme nous l’avions signalé dans notre rapport du 2 décembre 2015 Poutine ordonne aux avions « Doomsday » de prendre l’air après qu’un complot US-Turc ait été découvert, le MoD a averti que le régime Obama avait l’intention de tuer le président Erdogan dans un coup d’état et de le remplacer par la « figure de proue» de la CIA, Fethullah Gulen . Ce que le MoFA turc vient de confirmer il y a quelques heures en affirmant que «l’organisation terroriste Fethullah Gülen est derrière cette tentative de coup d’État« .

Le peuple américain n’est toujours pas au courant de cet échec lamentable de cette aventure CIA&Obama, et que nous avons signalé dans notre rapport du 17 Juillet Coup d’état en Turquie. Poutine a sauvé la vie à Erdogan ! dans lequel le leader turc fait l’éloge de Poutine pour l’avoir sauvé de la mort.

Ce rapport indique en outre que, le 15 Juillet, lorsque le président Erdogan était en vol vers Istanbul pour contrer les forces du coup d’État de la CIA, les deux mêmes pilotes qui avaient abattu l’avion Su-24, ont « verrouillé » leurs missiles air-air sur l’avion d’Erdogan afin de l’abattre.
Cependant, dès que ces pilotes de la CIA ont verrouillé de leurs missiles sur l’avion d’Erdogan afin de le tuer, leurs contrôleurs du régime Obama leur ont immédiatement commandé « d’abandonner immédiatement » leur mission et de revenir à Incirlik Air Base.
Non seulement ces deux pilotes ont été commandés par la CIA pour abandonner leur mission, ce rapport note, mais, en fait, tous les avions turcs, de l’OTAN et américains ont reçu l’ordre de retourner immédiatement à leurs bases sur toute la zone de guerre du Levant.

Sans couverture aérienne pour les protéger, ce rapport dit, les forces du coup d’État de la CIA ont été submergés par les forces de police turques et par les citoyens ordinaires ; et le président Erdogan a pu atterrir en toute sécurité à Istanbul pour les guider vers la victoire.

Incroyablement, ce rapport révèle que la raison pour laquelle la CIA&Obama ont ordonné à tous leurs avions de regagner leurs bases à terre, est du à la menace du Président Poutine d’activer immédiatement les systèmes de défense aérienne S-500 Prometey 55R6M Triumfator-M du MoD stationnés à la base aérienne Khmeimim qui, dans les 120 secondes, peuvent abattre tout avion « hostile » volant sur la Turquie, la Syrie et l’Irak, et de détruire tous les satellites militaires US-OTAN en orbite basse de la Terre (LEO) sur le Levant.

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Bien qu’à peine connues de l’homme moyen en Occident,

le S-500 est l’arme la plus redoutée de son genre dans le monde.

Elle peut simultanément intercepter jusqu’à dix missiles balistiques et hypersoniques et est capable de d’engager des cibles à une altitude allant jusqu’à 200 kilomètres (plus de 120 miles). Elles peuvent intercepter avions et drones, détruire les satellites en orbite basse, détruire aussi les dispositifs d’armes spatiales et d’armement orbital. Par sa capacité à fonctionner sur des canaux radio ultra inaudibles, elle est imperméable à toutes les contre-mesures.

Avec ces deux pilotes de la CIA maintenant en garde à vue, ainsi que leur commandant et leader du coup d’État, le général Akin Ozturk,, il est prévu qu’ils seront condamnés à mort dès le gouvernement du président Erdogan aura rétabli la peine de mort.

 

Ce rapport conclut en notant que, une fois le président Poutine a reçu une notification officielle de la Turquie que ces deux pilotes de la CIA étaient en garde à vue, le Conseil de sécurité a autorisé le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch d’annoncer que des projets communs de la Russie avec la Turquie, y compris le TurkStream la pipeline marin  de gaz naturel de la Russie vers la Turquie, sont toujours à l’ordre du jour et ont un avenir.

Source :  http://www.whatdoesitmean.com/index2074.htm

Poutinus abracadabrus


Comment diable fait-il pour toujours retomber sur ses pattes ?  
Deux nouvelles d’importance hier, qui sont du pain béni pour le maître du Kremlin :

  1. l’armée syrienne avance dans le nord de la province de Lattaquié, près de la frontière turque, contre les djihadistes théoriquement soutenus par Ankara.
  2. Kerry a ouvert la porte à une possible exclusion de la Turquie de l’OTAN si le sultan ne respecte pas l’État de droit lors de sa purge !

Point commun : la Turquie. 

Méthode : laisser l’adversaire se lancer et lui faire une planchette japonaise. Ipon.

Poutine gagne par ipon !

 

Résumons : il y a peu encore, l’OTAN affichait son unité tandis que la Turquie armait jusqu’à la mort les « rebelles » syriens et les laissait passer la frontière où ils voulaient. Et presque du jour au lendemain, patatras, retournement complet… Ankara semble avoir stoppé son soutien aux djihadistes (certainement l’une des conditions « sine qua non » de Poutine à Erdogan au rétablissement des relations). Et c’est maintenant au sein même de l’OTAN qu’il y a de l’eau dans le gaz, les deux plus gros contingents de l’organisation atlantique s’envoyant amabilité sur amabilité. Mieux vaut avoir le cœur bien accroché devant un tel mouvement de bascule…


Alors bien sûr, Vladimirovitch n’est pas entièrement responsable de ce renversement, les circonstances (la tentative de putsch de vendredi par exemple) ont également leur part. Mais il a l’art de se placer de telle façon que les événements finissent toujours par jouer en sa faveur.

Il a désormais :

  • les mains à peu près libres en Syrie (à confirmer tout de même, byzantinisme moyen-oriental oblige)
  • les excuses d’Erdogan pour l’incident du Su-24 et le châtiment pour les auteurs (tiens, ce sont maintenant les deux pilotes turcs, et non plus un seul, qui sont arrêtés)
  • un prestige accru au Moyen-Orient, non seulement pour l’intervention syrienne mais aussi pour avoir fait ravaler sa fierté au sultan, peu habitué à ça.
  • une Turquie affaiblie car divisée en face de lui, où il détient maintenant plusieurs atouts (Erdogan qu’il a peut-être sauvé et qui paraît lui être redevable, mais aussi le PKK kurde).
  • cerise sur le gâteau, une OTAN divisée elle aussi, ce qui ne manque pas de sel moins d’un mois après le Brexit. Ça commence à tanguer sérieusement du côté de l’empire… 

 source : Observatus geopoliticus 

Les gagnants et les perdants

Toutes choses étant prises en considération, un éventuel changement de la Turquie est bien sûr anticipé à Moscou et à Téhéran comme un événement géopolitique aux conséquences capitales pour le réalignement de la politique au Moyen-Orient et de l’équilibre global des forces.

Pendant ce temps, la Turquie, une grande puissance de l’OTAN, est un partenaire régional que l’Occident peut difficilement ignorer pour poursuivre une stratégie efficace au Moyen-Orient. Bien sûr, Erdogan n’a pas été un partenaire facile – mais de son côté, il reste aussi suspicieux des intentions occidentales.

En théorie, la nouvelle proximité entre la Turquie et la Russie nécessitera aussi une remise à zéro de l’ensemble des calculs stratégiques occidentaux. En fait, une remise à zéro devient nécessaire en ce qui concerne une série de questions – allant du changement de régime en Syrie à la lutte contre le terrorisme, jusqu’à l’ordre du jour des gazoducs en compétition pour alimenter le marché européen.

Le bilan final est que, s’il est prouvé – ou plutôt, une fois qu’il sera prouvé hors de tout doute − que les Gülenistes ont fomenté la tentative de coup d’État avorté, Erdogan ne peut qu’y voir la main cachée des services de renseignement occidentaux voulant l’évincer de la politique turque.

De toute évidence, l’invocation par Erdogan du pouvoir du peuple pour faire avorter la tentative de coup d’État a pris la plupart des analystes américains par surprise. Aussi désagréable que cela puisse être pour la région et la communauté internationale − en particulier l’Union européenne et les États-Unis − elles n’auront désormais d’autre choix que d’apprendre à vivre avec un Erdogan remonté à bloc.

La propension d’Erdogan à mener une politique étrangère indépendante ne sera que plus prononcée après cette expérience brûlante à laquelle il a échappé de justesse.

En particulier, ces événements constituent un revers majeur pour les plans des États-Unis d’établir une présence permanente de l’OTAN dans la mer Noire pour contenir la Russie.

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En observant bien cette carte, on distingue nettement la stratégie des Russes dans la région.
On voit qu’ils sont en train de créer un axe Turquie…Syrie…Irak…I
ran, une véritable lame de rasoir !(C’est presque exactement l’ancien Pacte de Bagdad, créé en 1955 par la GB pour « contenir » l’URSS. Il incluait : l’Irak, la Turquie, le Pakistan, l’Iran et le Royaume-Uni, rejoints par les États-Unis en 1958.)

De plus on distingue leur allié, l’Inde en bas à droite.


Il ne manque plus que 2 pièces à leur puzzle, l’Afghanistan et le Pakistan, et à ce moment là, ils auront créé une lame de rasoir qui va couper en deux toutes les bases américaines au nord et au sud de cette lame, sans compter toute la maitrise du Moyen Orient, en isolant Israël, l’Arabie saoudite et le Qatar.

source/http://numidia-liberum.blogspot.fr/2016/07/turquie-arrestation-des-2-pilotes-de-la.html

3/- lundi 18 juillet 2016 – Coup d’état en Turquie. Poutine a sauvé la vie à Erdogan !

 

Un rapport étonnant du Conseil de sécurité russe (SC) circulant dans le Kremlin aujourd’hui, dit que, juste après avoir terminé sa conversation téléphonique avec le président Poutine, Recep Tayyip Erdoğan, revigoré, a salué la Fédération de Russie pour lui avoir sauvé la vie et qu’il allaitrencontrer le Président Poutine dans les 2 prochaines semaines. Il a aussi promis «vengeance» contre le président Obama pour avoir organisé le coup d’état manqué contre son régime.

Selon ce rapport, le complot du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan a été découvert par le ministère russe de la Défense (MoD) il y a et sept mois que nous avons rapporté dans nosrapports du 2 décembre 2015 en écrivant :

 

« Le ministère de la Défense (MoD) rapporte aujourd’hui que le président Poutine a ordonné aux avions géants Ilyushin-80 de commandement et de contrôle de la Fédération conçus pour une utilisation pendant la guerre nucléaire (autrement connu comme les avions du jour du jugement dernier  » Doomsday « ) pour se préparer à des opérations de guerre à travers le monde dans un quinzaine jours, après que les analystes du renseignement militaire ont découvert une « figure de proue désigné » « au-delà de stupéfiant » complot ourdi par les États-Unis et des factions du gouvernement turc de faire tomber le président Recep Erdogan et le remplacer par Fethullah Gulen, homme de CIA -tout en utilisant terroristes l’État Islamique comme «levier». 

« [Note: ce rapport doit être lu dans son intégralité pour comprendre les plans complets du régime Obama et ses motivations pour la mise en scène de ce coup contre la Turquie]

 
Avion russe « Doomsday »

Immédiatement avant la découverte par le MoD de l’intrigue du régime Obama en vue de tuer le Président Erdoğan, ce rapport continue, les relations entre la Fédération et la Turquie avaient été brisées lorsque le 24 Novembre 2015, un bombardier russe sans défense a été abattu sur la Syrie par l’aviation turque tuant son pilote– mais pour lequel, il y a quinze jours, le président Erdoğan a présenté ses excuses dans une lettre personnelle au président Poutine.

Dès la réception par le président Poutine des excuses du président Erdoğan, le 27 Juin, ce rapport note, le MoD a réactivé sa précédente opération «défense personnelle» pour le chef de la Turquie en activant une force d’élite du 25e Régiment Spetsnaz du Service de Renseignement de l’Administration (GRU).

 
Soldats du 25è Spetsnaz du GRU

Craignant que le président Erdoğan ne soit bientôt protégé par ces forces d’élite Spetsnaz, ce rapport continue, le régime Obama accéléra ses plans de coup d’État, mais n’a pas réussi à comprendre qu’ils avaient déjà formé une «barrière proactive » autour d’Erdogan , de ses principales liaisons de communication à son gouvernement, des forces de police et des médias fidèles.

Obama ignorant que des forces d’élite Spetsnaz étaient déjà en « opération de combat » pour protéger le président Erdoğan, ce rapport explique, les comploteurs dirigés par la CIA ont commencé leur attaque le 15 Juillet dans la ville portuaire de la Riviera Turque de Marmaris, sur la côte méditerranéenne en attaquant Grand Yazici Club Turban où le chef de la Turquie était en vacances.

L’attaque elle-même, ce rapport continue, se composait de «au moins» 8-10 militaires turques dirigés par la CIA, débarquent d’un hélicoptère sur le terrain du Grand Yazici Club Turban. Ils se sont précipité vers ce qu’ils croyaient le château privé du président Erdoğan, en lançant des grenades et tirs d’armes automatiques contre ce château.

Cependant, l’élite de « protecteurs » Spetsnaz du président Erdogan l’avait déjà retiré de la Casa De Maris car ils savaient ce qui était sur le point de se produire et que la «bataille furieuse » a coûté la vie de nombreuses forces de police turques. Devant cet échec, les comploteurs se sont enfuis dans leur hélicoptère vers la Grèce. Ils ont comparu, il y a heures, devant un procureur grec. Et le Premier ministre de la Grèce, Alexis Tsipras, a promis de les extrader vers la Turquie .

Dans la foulée de cet échec d’Obama dans sa tentative de coup contre Erdoğan, ce rapport détaille plus de 6000 arrestations comme suspects de complot en connivence avec la CIA, dont les chefs de file sont le conseiller spécial du président turc, le colonel Ali Yazici, le commandant de la base aérienne Balikesir en Turquie occidentale, le Brigadier général Ishak Dayioglu, et le général Akin Ozturk, qui sont tous maintenant en garde à vue aussi.

La préoccupation la plus grave pour le ministère de la Défense russe, concerne le contrôle des quelque 90  bombes nucléaires B61 stockées à la base aérienne d’Incirlik en Turquie, dont cinquante sont affectées aux pilotes américains, et quarante sont affectées à la Force aérienne turque.

Avec le commandant de la base aérienne d’Incirlik, le général Bekir Ercan Van, actuellement en détention aussi, les forces militaires américaines ont activé leur niveau d’alerte le plus élevé tandis que les autorités locales ont bloqué tous les accès à cette base. –Pour le moment, il n’y a aucune indication claire sur la manière dont le régime Obama va répondre à son «aventure échouée», ni comment il compte protéger ces armes nucléaires.

Source

 

Le principal suspect du Coup a servi comme attaché militaire à Israël

Le cerveau présumé derrière la tentative de coup d’État contre le gouvernement turc avait autrefois servi comme attaché militaire à Israël, selon les rapports.

Akin Ozturk

Général Akin Öztürk, qui était aussi l’ancien commandant de la force aérienne de la Turquie, a été arrêté samedi avec au moins cinq autres généraux dans le cadre du coup d’Etat manqué le vendredi soir.

De 1998 à 2000, Öztürk a servi à Tel-Aviv au sein de l’ambassade de Turquie. Plus tard, il est devenu commandant de la force aérienne, jusqu’à ce qu’il  démissionne l’année dernière. Il a conservé son siège au Conseil militaire suprême de Turquie.

Avant le coup d’État, Öztürk était une figure militaire célèbre, honorée par de nombreuses médailles de son propre pays et de l’OTAN.

Ex-diplomate américain: la CIA impliquée dans le putsch en Turquie

L’ex-chef du cabinet de l’ancien ministre américain des Affaires étrangères, Colin Powell, est convaincu que le service de renseignement américain est directement impliqué dans la récente tentative de coup d’Etat en Turquie.

D’après Lawrence Wilkerson, qui travaillait de 2002 à 2005 en tant que chef du cabinet du secrétaire d’Etat Colin Powell, le directeur de la CIA (le service de renseignement des USA) John Brennan a « certainement » joué son rôle dans la tentative de coup d’Etat militaire en Turquie.

« Je suis sûr que John Brennan et d’autres savaient ce qui se passait en Turquie, et il est évident que nous (les Etats-Unis, ndlr) sommes liés à ce putsch« , a estimé M.Wilkerson à Sputnik.

Le diplomate américain a noté que Washington utilise depuis longtemps les coups d’Etat comme une arme afin de renverser des gouvernements indésirables dont les politiques ne correspondent pas aux intérêts américains.
Selon M.Wilkerson, pendant la présidence de Ronald Reagan, la CIA avec Bill Casey à sa tête a effectué 58 opérations d’infiltration.

« Réfléchissez un instant: ce qui se passe aujourd’hui, vos enfants et petits-enfants le liront dans 25 ans, comme aujourd’hui nous lisons le renversement en 1953 du premier ministre iranien, Mohammed Mossadegh. Imaginez qu’un scénario similaire se déroule aujourd’hui à Caracas et à Kiev, ou effectivement à Ankara, à Damas et à Bagdad« , a déclaré M. Wilkerson.

La réconciliation russo-turque vue du Moyen-Orient

L’amélioration récente des relations bilatérales entre la Russie et la Turquie ont provoqué d’intenses discussions parmi les analystes et les experts des médias à travers le Moyen-Orient. L’aide déterminante de la Russie à Erdogan va obliger ce dernier à revoir ses positions concernant la Syrie et va l’obliger à laisser la Russie liquider définitivement Daech/ISIS.
Ankara, de l’avis des commentateurs locaux, a payé un prix élevé pour la chute du SU-24 russe abattu en Syrie. Le président Tayyip Erdogan, pour les commentateurs arabes, « n’est pas habitué à reconnaître ses erreurs, mais il a du boire la coupe amère des excuses« , car il savait que la protection russe pour sa vie n’a pas de prix. La suite des évènements l’a prouvé.

Le journal émirati, Al Khaleej, est convaincu que Moscou a agi à bon escient dans cette situation, tout en évitant des étapes dangereuses et des revendications irréfléchies, choisissant la voie de l’application des pressions économiques sur Ankara (tourisme, gaz).

 

De nombreux analystes analysent les relations bilatérales entre Moscou et Ankara en fonction la situation en Syrie, qui est devenue le point d’intersection des différents intérêts géopolitiques des forces extérieures.

La responsabilité de la baisse dans le rôle de la Turquie dans la région, selon certains analystes politiques, repose sur les épaules des élites politiques turques. Ankara n’a pas attendu que les flammes qui dévorent ses voisins syriens et irakien se répandent et embrasent toute la région. La Turquie a du reconnaître qu’il était idiot de regarder ces flammes sans rien faire.

 

Le rédacteur en chef de l’influent journal Al-HayatGeorge Samaan, estime qu’Erdogan a mis du temps pour enfin reconnaître la nécessité de pragmatisme dans la politique étrangère de son pays, tout en étant incapable de tourner le dos aux vieux rêves ottomans. Le nouveau pragmatisme en Turquie le renvoie désormais vers sa maison pour le bien-être économique turc, qui a été la base du poids et de l’influence de ce pays au Moyen-Orient.

 

En supprimant les blocages dans les relations entre Moscou et Ankara, selon le journaliste turcHakan Aksay, Moscou veut accélérer les étapes, ce qui va accélérer du même coup le désengagement turc de Syrie, car Ankara devra cesser de soutenir les djihadistes et les groupes extrémistes si elle veut une réconciliation honnête et totale avec la Russie.

Mais ce qui, peut être, va finalement être obtenu, c’est la normalisation des relations entre les deux pays au point où ces relations bilatérales étaient avant la crise syrienne.

 

Un expert libanais en vue sur les affaires turques, Dr. Mohammed Noureddine, note aussi qu’il ne peut y avoir aucune discussion sérieuse sur les relations de la Russie avec la Turquie, sauf si cette dernière retire soutien aux groupes radicaux en Syrie et en Irak.

Les experts continuent de faire valoir que la normalisation n’est maintenant qu’une question de temps.

 

Une experte libano-américaine de premier plan, Raghida Dergham, estime que le président turc Erdogan s’est lui-même trouvé piégé en Syrie, et il est convaincu qu’il a besoin de la Russie pour en sortir. Vladimir Poutine a bénéficié de l’évolution de la position de la direction turque non seulement parce qu’il a reçu des excuses du chef d’Ankara, mais aussi parce qu’elle a attiré Erdogan sur la voie de la réconciliation en Syrie.

 

Le journal irakien Al-Zaman voit les actions communes que la Russie et la Turquie vont prendre pour lutter contre le terrorisme bénéficieront à ces deux états. Ce serait de loin une étape plus productive que la coopération de la Turquie avec Washington, dont les politiques ont été en proie à l’imprécision, à l’incertitude et à des délais déraisonnables, et quelquefois à des heurts sanglants[1].

 

http://numidia-liberum.blogspot.fr/2016/07/coup-detat-en-turquie-poutine-sauve-la.html



22/07/2016
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